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mardi, mai 23, 2017
fi-Ligatur
Ligaturersetzung am Beispiel der Libertine Display: Häufigste Ligatur neben der ff-Ligatur ist im Deutschen diese aus einem f und i gebildete Ligatur
Abb. 1: Petites capitales
Abb. 2: Ligatures
Abb. 3: Fractions
Abb. 4: Chiffres
Crénage
Abb. 5: Glyphes particuliers
Abb. 6: Glyphes de fin de mot
Abb. 7: Exposants et indices
Abb. 8: Substitution contextuelle
Abb. 9: Caractères alternatifs

“OpenType” est la dernière formule magique inventée en typographie digitale. Microsoft and Adobe ont développé un standard qui permet bien plus que la simple représentation d'une suite de caractères. Nous n'allons pas donner un aperçu complet de toutes les fonctions de OpenType, mais nous allons décrire celles que nous avons implémentées dans Linux Libertine et qui peuvent être intéressants pour les utilisateurs potentiels. Pour plus d'informations, consultez les sites:Opens external link in new window Wikipedia et Opens external link in new windowAdobe.
Malheureusement, peu de programmes grand public exploitent les fonction OpenType. Il existe cependant une application prometteuse qui supporte pleinement OpenType: le compilateur Tex/LaTex XeTex/XeLaTex. Le document suivant vous propose une démonstration des avantages offerts par l'utilisation de XeTex et de Libertine: Libertine-XeTex-DE.pdf.

Petites majuscules - Tables smpc & c2sc

Toutes les fontes (ou styles) de Linux Libertine contiennent des petites capitales. Ce sont, comme leur nom l'indique, des versions plus petites des lettres majuscules, qui ont été éditées pour produire un beau rendu sur des titres ou bien pour une mise en valeur au sein d'un texte. Les deux tables smcp (minuscules > petites capitales) et c2sc (majuscules > petites capitales) permettent, en option, de paramètrer une substitution automatique.

Ligatures - Tables liga, dlig & hlig

Ces tables régissent la substitution des groupes de caractères pour lesquels une ligature est possible. La table liga contient les ligatures standard telles que ff, fi, fl... La table hlig contient les ligatures historiques, qui ne sont plus utilisées de nos jours, comme st et ct. La table dlig contient les ligatures utiles mais non impératives, comme Qu ou tz.

Fractions – Table frac

Linux Libertine contient des vraies fractions (sous la forme “¼”). Des glyphes dédiés existent pour les fractions de dénominateur deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huit. Les autres, comme 1/10 peuvent être formés à partir des exposants et des indices. La table frac précise les substitutions automatiques des glyphes appropriés (par exemple  “½”) aux saisies ordinaires en ASCII (par exemple “1/2”).

Crénage

Presque n'importe quelle (bonne) police contient des informations de crénage, mais le temps et le soin apporté par leurs créateurs à cette fonction peut varier de façon considérable. Jusque la fin des années 1990, les données de crénage devaient être définies paire par paire dans une longue liste. Depuis l'arrivée d'OpenType, la méthode de crénage par tables GPOS permet d'employer une approche par groupes de formes. C'est une solution beaucoup plus efficace, car les fontes modernes, qui contiennent plus de 2000 caractères, nécessiteraient sinon des milliers d'entrées de crénage.

Les caractères ayant des formes similaires sont ainsi regroupés dans un même groupe de crénage. Par exemple, la géométrie à gauche et à droite des lettres V et W est la même, et ils peuvent donc être associés à un autre groupe, comme celui de "o" et "e", pour lequel la géométrie est la même à gauche. Le groupe de crénage associe donc {V,W}+{e,o}.

Linux Libertine utilise la fonction de crénage GPOS. Malheureusement, certains programmes ne supportent pas encore le crénage GPOS:

  • OpenOffice / LibreOffice (votez pour ce bug)
  • Scribus
  • Papyrus
  • Microsoft Office (jusque Office XP)


Programmes supportant le crénage OpenType:

  • XeLaTex
  • Inkscape
  • Illustrator
  • Indesign
  • Microsoft Office (à partir de Office 2010)

Séries de chiffres - tables pnum, tnum, onum & zero

Linux Libertine contient différentes séries numériques. La plus commune est la série tnum, qui est utilisée par défaut (la première ligne, sur l'image). Ce sont les "tables de chiffres" qui possèdent la même hauteur et la même largeur. La même série est également disponible sous forme proportionnelle (pnum, deuxième ligne sur l'image), où les chiffres ont des largeurs différentes. Le 1 est par exemple plus fin que le 8. Dans la plupart des cas, ceci offre un meilleur rendu, bien que dans le cas des tableaux par exemple, les chiffres ne peuvent bien sûr pas rester alignés. Dans des textes plus longs, on peut avoir besoin d'utiliser les chiffres elzéviriens (aussi connus comme chiffres minuscules ou chiffres suspendus), qui ne déborderont pas de la hauteur du texte, grâce à leurs hauteurs différentes. Cette série est également disponible dans une version à chasse fixe (troisième ligne de l'exemple) ou à chasse variable (quatrième ligne).
Quand les majuscules, les minuscules et les nombres sont mélangés (comme par example dans des adresses Internet), la confusion est possible entre O (Oh) et 0 (zéro). C'est la raison pour laquelle Linux Libertine contient deux zéros barrés ou pointés. La table zero régit la substitution automatique entre le zéro normal et les zéros barrés.

Style sets – Tables ssXX

Ces tables contiennent une vue d'ensemble des alternatives styllistiques (salt) ou bien une certaine partie d'entre elles (ssXX). Linux Libertine contient par exemple (en standard depuis la verion 2.6) une variante allemande des majuscules Ä, Ö and Ü, pour lesquelles les tréma sont plus proches des glyphes. Les utilisateurs souhaitant représenter des majuscules acentuées avec un tréma plutôt que le Umlaut allemand peuvent utiliser le style ss01-style-set. La série ss02-style-set offre des variantes plus flexibles de certaines majuscules, comme par exemple K et R. Grâce à la table salt, les variantes de presque tous les glyphes peuvent être représentées, si elles sont sélectionnées manuellement. Par exemple, le Eszett majuscule en Allemand est utilisé automatiquement dans une fonte en petites majuscules. Les utilisateurs voulant éviter cette substitution peuvent remplacer la lettre Eszett par SS en utilisant la table salt. Les locuteurs du Suisse allemand peuvent remplacer toutes les occurences du Esszet par ss/SS en utilisant la série ss03.

Glyphes de fin de mot - Table fina

Dans certaines écritures, les lettres de fin de mots nécessitet un style particulier. En Grec par exemple, il existe un caractère sigma spécial pour les fins de mots (“ς”). Parce que les claviers grecs disposent des deux caractères, la table fina effectuera la substitution du sigma normal par le sigma de fin de mot pour tous les langages sauf le Grec.

Exposants et indices - Tables sups and sinf

Dans bon nombre de publications scientifiques, les exposants et les indices sont nécessaires. Linux Libertine contient des fontes de tous les nombres, ainsi que de l'alphabet latin de base (en minuscules), ainsi que les signes plus et moins (et d'autres) en exposant et en indice. À la différence des exposants et indices simulés (utilisés par exemple par "Word") qui sont générés par un simple redimensionnement et déplacement (marqué ici en rouge), les exposants et les indices des fontes de Libertine (marqués en vert) sont édités pour ne pas dépasser de la largeur des glyphes minuscules.

Substitution contextuelle – Table ccmp

La table de substitution contextuelle (ccmp) permet le remplacement de certains caractères dans un contexte défini. Ceci est particulièrement utile dans le cas de la minuscule f dans l'alphabet latin, dont la longue hampe touche les glyphes qui dépassent sur la gauche, comme le point d'interrogation ou les minuscules accentuées. Des exemples classiques sont montrés à gauche (en rouge). Libertine contient le f régulier ainsi que sa variante avec une hampe réduite. Lorsqu'une séquence problématique est rencontrée, le f régulier est remplacé par le f à hampe réduite, et la collision est ainsi évitée (en vert). La table ccmp peut également être utile dans le cas de lettres accentuées. Par exemple, un accent aigu peut fusionner avec le point d'un i. La table ccmp substituera alors un i sans point au i normal.

Pour conclure, nous devons metionner que malheureusement la plupart des programmes (y compris les programmes propriétaires) ne supportent pas encore OpenType, ou seulement de façon rudimendaire. Mais nous voyons de problème de façon ambivalente: puisque les polices OpenType sont encore rares, les logiciels ne les supportent pas, et vice versa. Autant que nous sachions, il existe néanmoins quelques efforts sérieux dans le monde des logiciels:
XeTex (voir plus haut)
Les développeurs de Scribus travaillent sur un support étendu. Le site OpenOffice mentionne des étapes préliminaires vers le support OTF. Gimp supporte déjà la substitution automatique de ligature, mais le support des fonctions plus complexes d'OpenType est bloqué par leur implémentation trop simple dans la librairie Pango.
Sous Windows et MacOS, il existe au moins Adobe Indesign qui supporte l'ensemble des fonctions implémentées dans Linux Libertine.